Un Trois-Rivières en Blues Spectaculaire !

Trois-Rivières en Blues nous a présenté sa 14 eme édition du 25 au 28 août dernier. Tout d’abord, la veille de l’ouverture il y a eu une soirée souper-spectacle au complexe Laviolette. Quand on regarde sur la programmation de cette soirée, et que Mo Blues et Guy Marcotte en duo nous diffusent leur douce brise chaude du sud pour enivrer le public quoi demander de mieux pour partir le bal… En 2020, j’ai eu un saisissant coup de cœur pour celui qui a l’honneur d’agrémenter ce moment, est nul autre que Jack DeKeyzer avec comme invité le jeune et talentueux guitariste Spencer MacKenzie. Il vient de sortir son nouveau cd Preach to my soul, il en a certainement joué quelques-unes… Je n’y étais pas, mais, j’avais mes contacts sur place et ce fut un fichu bel happening.

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Jeudi au Tail Gate de 18h00 , Mademoiselle Angélique Francis à la contre basse, harmonica, et au chant a été remarquable. Sa musique du monde Bluesée est délicieuse. Avec ses deux sœurs au saxophone et trombone et en plus son papa à la batterie, quel belle harmonie familiale, c’est très festif comme moment.

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En ouverture à l’amphithéâtre c’est Anthony Gomes qui est venu réchauffer le public avec son Blues/Rock assez électrisant. Il est doué à la guitare et sa voix particulière est cristalline et puissante, elle peux facilement atteindre un registre soprano. Il s’adresse à l’auditoire en français avec son charmant petit accent. Il nous a joué de belles pièces remplies de vivacité, d’autres de sensualité et un Whole lotta love assez décoiffant.

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Bernard Allison, de Chicago, c’est une joyeuse explosion de Blues Funky avec son répertoire et son nouveau cd Highs & Lows.

Du plaisir à profusion pour alimenter encore plus les spectateurs déjà captivés. Quand on entend les mouvements du wawa se faire aller, on reconnait les notes prémices de Voodoo Child explosif qu’il a exécuté avec une vive énergie.

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Tom Cochrane pour le gros show de la soirée. J’avoue ne pas l’avoir reconnu tout de suite, car ses mélodies ont fait jaillir en moi tout plein de souvenirs des années 80. Life is a highway, I wanna ride it all night long…. Accompagné de bons Blues sexy et robustes, on est ben partis pour veiller tard. Dans le band des Red Riders d’origine, il n’en reste qu’un seul et c’est Jeff Jones à la basse. À l’aube de sa 7 eme décennie Tom Cochrane manie encore très bien sa guitare. À l’harmonica, il nous exécute des solos de belle façon. Sautillant comme un gamin content de recevoir tant de reconnaissance.

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Par la suite, plusieurs talentueux artistes nous attendaient pour la fin de soirée dans les bars du centre-ville.

Vendredi pluvieux… Après coup, mère Nature a cessé ses pleurs juste à temps pour que les gens puissent se pavaner sur la rue Des Forges à boire un verre et grignotter en écoutant de la belle musique. En compagnie de bons artistes tel que Mo Blues, Dan Livingston, Angélique Francis, Spencer Mackenzie ou Justin Saladino, vous aviez amplement le choix du menu.

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Lachy Doley, de l’Australie, qu’on a pu voir à maintes reprises cet été dans plusieurs festivals au Québec. Avec sa voix ténébreuse, il devient envouté dès que ses mains frôlent les notes des ses claviers c’est le maitre de la B3. C’est de la dynamite ce gars là !

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Steve Hill full band. Tellement contente de le retrouver avec une dynamique différente. Car, depuis les dix dernières années en One Man Blues Rock Band il devait rester plus statique pour pouvoir coordonner ses mouvements en symbiose avec sa musique. Pour aller frapper ici et là sur une cymbale, un bass drum, Hi-Hat, jouer de l’harmonica, chanter et jouer de la guétareeeee.

Ce soir, Steve Hill était émoustillé, allumé devant les fans qui sont en adoration depuis ses tout débuts. Cet artiste est l’un des diamants les plus exceptionnels de tous les musiciens Québecois. Il est brillant, ses mélodies sont étudiées et raffinées. Qu’il nous joue de la grosse musique électrisante, du Blues /Rock/Jazzé, ou une plus languissante, c’est toujours impeccablement exécuté. Son doigté original, sa manière d’agripper ses cordes, il nous faire sortir des notes auditivement hallucinantes. Je n’ai trouvé aucun synonyme humain avec autant d’habileté artistique que Steve Hill.

Ce soir, il a fait plaisir à ses admirateurs et a partagé la scène avec des musiciens et une section de cuivre … oui, oui le gros kit, trompette, trombone et saxophone. Et Wowwwwwwww j’étais heureuse, la foule l’était et je peux vous dire que lui aussi. En harmonie avec un band c’est tout qu’une autre énergie. On pouvait sentir ses vibrations se connecter à celles de la foule. Il a revisité des anciennes comme les plus récentes de ses compilations. The Collector est sortie quelque peu différente grâce à la basse qui danse sous les mains d’Alec McElcheran. Ce fut un show époustouflant, car M. Steve Hill était à son TOP!

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Ben Harper and the Innocent Criminals . Avec plus de trente ans de carrière, il mélange très bien les styles de folk, blues, rock, gospel et reggae. Armé de sa guitare Weissenborn et lap-steel, il nous offre son tout dernier opus Bloodline maintenance avec douceur et subtilité…

Sa musique est pleine de conviction, de respect d’autrui et agréable à entendre. Il a eu un moment mémorable quand deux spectateurs d’origines autochtone sont venu lui offrir un bracelet confectionné de leur main. Ben s’est agenouillé devant eux, tendant son poignet et en tout respect les saluant les mains jointes… ce fut un beau moment solennel rempli de respect. Il en a été touché…

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Brandon « Taz » Niederauer , il a vieilli depuis que je l’ai entendu à Tremblant alors qu’il n’a avait que 14-15 ans. Maintenant âge de 19 ans , ce jeune homme a pris de l’aplomb, s’adresse au gens timidement mais son talent à grandi… Il nous partage habilement des reprises tel que I don’t need no doctor, Gipsy Eyes de manière hallucinante et même Blackbird de McCartney à sa saveur électrisante. La vitesse, l’exécution est absolument renversante…que sera-t-il dans 20 ans ? Le futur Hendrix s’appelle Brandon « Taz » Niederauer !

Ce band canadien formé en 1978, est venu nous divertir avec son Chicago Blues. Le Legendary Powder Blues avec à sa barre Tom Lavin nous offre des rythmes entrainants qui nous invitent à se déhancher. Passant du swing, jazz, rock’n’roll, R&B et bien sur du Blues c’était incontestablement savoureux.

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LE show le plus attendu du week-end… c’était celui des sœurs Lovell, les Larkin Poe

Elles rockent à mort, c’est stupéfiant ! Elles débutent le show d’une sidérante façon toute de suite en solo avec des riffs disjonctés. Elles ont une symbiose vocale solide, une énergie explosive et que dire des guitares… Elles sont éblouissantes en tout point !

Nous sommes tous habitués de voir sur le web Les Larkin Poe nous jouer des covers de tous les styles de musique et nous les admirons… Imaginez que ce soir ce fut quasi toutes leur compositions qu’elles nous ont interprétées. Rebecca nous explique le sens de chaque chanson qu’elle nous chante. Elle nous parle des aléas de la vie , de ses hauts et de ses bas , et de l’amour bien sur. Des titres comme Trouble in my mind, Back down south, Bleach blonde bottle blues ,John the revelator. Ce band, a un style Roots, Southern, Blues, Rock assez élargi.

Rebecca c’est l’audacieuse, elle prend la parole, le lead, elle danse et sa voix est communicative et envoûtante. Elle agrippe sa guitare avec assurance et sa prodigieuse habilité a en jouer est désarmante !

Megan, c’est la tripeuse, un peu plus réservée, elle est néanmoins surprenante avec sa voix soyeuse qui réplique à celle de sa sœur. Megan manie la slide guitare de façon admirable, et ce, tout en se trémoussant allégrement au rythme joué. C’est d’une virtuosité époustouflante !

Elles étaient accompagnées du batteur Kevin McGowan et du bassiste Brent Tarka Layman deux autres super bons musiciens.

Nous avons eu l’honneur Jean-François et moi, d’être invités à passer quelques instants en privé avec ces deux mignonnes et charmantes sœur Rebecca et Megan Lovell. J’avoue avoir été impressionnée et émue de leur gentillesse…

Si vous voulez vous délecter avec plaisir en découvrant ces deux jeunes femmes de Knoxville, Tennessee, il y a à peine quelques jours est sorti un tout nouveau vidéo de leur prochain album ‘’Georgia off my mind ‘’ dont la sortie est prévue le 11 novembre qui vient. Très hâte d’en faire la critique…

La relève Blues est assurée avec ces jeunes demoiselles qui ne sont qu’au début de la trentaine. On les adore, elles incarnent la nouvelle génération du Rock au féminin. Et comme Rebecca me l’a mentionnée …. qu’importe d’où tu viens, qui tu es, quel style de musique t’influence, celle que tu joue ou tu aimes, on se rejoint tous un moment donné à la plus belle musique du monde …. Le Blues.

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Pour la dernière journée, nous étions tous convié au parc Portuaire pour midi trente. Il y avait lieu la finale pour l’International Blues Challenge à Memphis. Les candidats en liste étaient Michael Jerome Browne, Southside Denny , Adam Karch, Matt Gibbs et Cliff Stevens. Et le gagnant fut ….. Adam Karch qui ira représenter la Société Blues de Montréal à ce fameux Blues Challenge au début de 2023.

Durham County Poets sont venues présenter leur tout nouvel album Out Of The Woods. On a pu entendre, Erja Lyytinen venue de la Finlande, et de la Floride le Back track Blues Band , Ben Racine Band, Zoom & et Shawn Kellerman qui ont performé jusqu’à tard dans la soirée.

Toute l’équipe de Trois-Rivières en Blues chapeau ! Ce fut un week-end des plus survoltés !

Nathalie Leblond BluesQuebec

Jean-Francois Desputeaux crédit photo

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