La 5e édition du rendez-vous d’Au Son du Moulin Blues & Gin a pleinement répondu aux attentes !

L’excitation était palpable parmi les amateurs de blues de ce vendredi soir 18 juillet 2025 au départ de la 5ème édition du « Son du Moulin Blues &Gin » de Bécancour. Dès notre arrivée dans le magnifique décor du Moulin Michel, de la musique parvenait déjà à nos oreilles et promettait une édition haute en couleur…

Father n’ Son

Un son de Blues que l’on pourrait qualifier de « Gras », c’est ce que nous ont proposé le duo Father ‘n’ Son en cette belle fin d’après-midi de juillet au festival Blues & Gin de Bécancour. Dans le décor du magnifique Moulin Michel, sur la scène Sogetel, le duo nous offre avec brio des pièces musicales qui nous emportent dans le vieux blues des années 30-40-50.

Avec leurs vieux amplis à lampes et leur allure de désinvolture assumée, leur talent, leur charisme et leur complicité nous séduisent d’une chanson à l’autre. La voix de blues et l’aisance incomparable à l’harmonica du père Éric, le son un peu « graveleux » de la guitare du fils Olivier et ses percussions bien dosées ont ainsi fait l’unanimité des amateurs de blues. Une température idéale, une foule attentive et charmée, quoi de mieux pour commencer ce week-end que ce duo père-fils remarquable !

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South Breeze

On ne se tanne jamais de ce duo formé par Mo Blues à la guitare et de son fidèle comparse Guy Marcotte à l’harmonica. La complicité de ces deux acolytes est indéniable et chaque prestation est un cadeau qu’ils offrent à leur public conquis d’avance.

Dans une belle fin d’après-midi ensoleillée, un sourire se lisait sur tous les visages présents et nombreux devant la scène Desjardins. Du bon Blues bien ficelé avec intelligence et cœur, une recette gagnante.

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Fuel Junkie

La première soirée sur la scène ABI a commencé très fort avec la performance complètement électrisante du groupe Fuel Junkie. Dès le départ, leurs lunettes fumées et leur attitude désinvolte nous ont complètement séduits. Les amateurs de saxophone, et tous les autres, en ont eu pour leur argent avec ces trois saxophonistes qui ont enchainé les solos en alternance et/ou en harmonie ce qui nous a laissés dans le plus pur éblouissement.

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Et que dire de la présence de Justin Saladino à la guitare, un musicien accompli et toujours autant apprécié. La voix très blues de Mark LeClerc complète à merveille et donne le ton à ce groupe particulièrement apprécié en ce beau vendredi soir au Moulin Michel.

Izzo Blues Coalition

Dès les premiers accords, la foule a senti le courant qui unifiait ce groupe de musiciens. L’expérience studio ne laissait aucune place à l’erreur. Tino Izzo, guitariste, compositeur et réalisateur de renom dans le domaine a vite fait d’éblouir son auditoire avec sa touche magique. Ses doigts semblant « voler » sur ses cordes de guitare.

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S’en est suivi de la magnifique voix de la captivante Annie-Major Matte nous interprétant sa version de la légendaire pièce d’Etta James « I’d Rather Go Blind ». Ma…gni…fique ……! Un moment très apprécié du spectacle fut l’interprétation surprenante de la pièce « sarbacane » de Francis Cabrel qui se retrouve sur leur récent album « Cabrel en Blues ». Contre toute attente, une véritable surprise nous attendait quand le « démon du B3 », Michel Hains s’est joint à eux pour les dernières pièces de la soirée ! Étant seulement à leur troisième prestation devant public, ce band devrait très bientôt remplir les salles et festivals blues du Québec et d’ailleurs! Soyez-y !

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** Le samedi 20 juillet avait la programmation tout ausi bien garnie…

Sur les scènes d’après midi, vous aviez pour une première fois Colin Perry. Un trio musical spécialisé dans le blues des décennies 1930 à 1950, avec comme instruments une contrebasse, une planche à laver, une caisse claire, une guitare et un banjo. Ils ont offert une performance des plus agréables et décontractées.

Et les habitués et aimés de la place , étaient de retour… les Father’n’ Son, Dan Livingston, Big Time Lew . Quoi de mieux que de siroter une tite bière ou un ti gin en écoutant différents styles de Blues. On tape du pied et des mains en masse.

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Les spectacles de la scène principale…

Les BluesBrothers sont arrivés à l’improviste, le temps de deux chansons

The Tonewheels

Ce fut un moment musical des plus agréables au Festival ! Les passionnés de l’orgue Hammond B3 ont été pleinement comblés. Car Matt Weidinger c’est le maitre !

Des prouesses musicales extraordinaires ont été réalisées, laissant les spectateurs complètement éblouis par cette prestation. Tout le monde dansait et s’éclatait, les gens ont savouré leur musique entraînante.

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ByWater Call

À peine arrivés d’Europe cet après-midi-là, ils nous ont offert un spectacle mémorable malgré la fatigue. La voix de Mégan Parnell a particulièrement impressionné l’audience. Accompagnée de sept musiciens expérimentés qui s’amusaient et faisaient vibrer l’atmosphère, ils ont présenté des mélodies superbes et captivantes.
Un vrai régal pour les yeux et les oreilles. nous n’avons pas le choix d’embarquer dans cette musique ultra contagieuse. Un coup de cœur des festivaliers assuré !

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** Et le dimanche, malgré une météo chancelante, les prestations d’après-midi ont eu lieu quand même…

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Bosko Baker

Oulala… quoi dire de ce trio qui a débuté notre dimanche au son du Blues et Gin de Bécancour… COUP DE CŒUR TOTAL!!! Ce groupe de Québec du style « Street swing » inspiré par le swing de la Nouvelle-Orléans, blues-grass, folk, bref, un fichu de beau mélange qui a su enflammer la foule présente sur la place du gin. La guitare avec résonateur, la voix nasillarde et rocailleuse du chanteur et fondateur du groupe, Bosko Baker, ainsi que leur look un peu « redneck » nous projette littéralement dans le sud des États-Unis sur le bord des bayous de la Louisiane.

Le sympathique Birdie Veilleux au violon et le joyeux «Jolly Oli » Amiot-Ladouceur à la contrebasse complètent merveilleusement ce trio. D’ailleurs depuis cette année, le violoniste Birdie a traduit certaines chansons pour nous offrir des petits bouts en français interprétés de façon humoristique ce qui a ravi les festivaliers présents. Le spectacle s’est révélé à caractère familial quand la plus jeune fille du chanteur est montée sur scène pour nous faire des « woohoo » et un solo de poulet de caoutchouc !

Très efficaces à trois, je crois sincèrement que les spectateurs présents, conquis par leur énergie contagieuse, espèrent les voir revenir en full band avec plusieurs autres musiciens aux instruments typiques à ce style dont la planche à laver, le banjo et plus sur la grande scène, dans le futur à Bécancour. Message, message…

Denis Viel

L’après-midi bien entamé, s’est poursuivi avec l’excellent guitariste Denis Viel et son contrebassiste qui nous ont offert une performance de blues acoustique apaisante. L’ambiance « vacances » par excellence. Faisant succéder les solos de guitares et de contrebasse et parfois s’entremêlant harmonieusement. Le rythme s’était intensifié jusqu’à ce que dame nature décide de se faire remarquer, ce qui n’a pas dissuadé quelques festivaliers de danser sous la pluie.

Pat Loiselle

Pat Loiselle a fait revenir le soleil et comme prémices à son spectacle, nous a rappelé que pour faire fuir le négatif et les aléas de la vie, nous avons tous besoin de blues….

Accompagné par le pianiste Gaby Woogie nous avons eu droit à une excellente prestation de blues classique. Les deux musiciens ont très bien su orchestrer leurs talents respectifs en nous offrant de bons solos de guitare, de piano et d’harmonica pour le plus grand plaisir des gens sur place, sous un ciel redevenu bleu.

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Stephen Barry Band

Pour débuter notre soirée en beauté, sur la grande scène ABI, nous attendait le légendaire Stephen Barry Band. Le groupe qui fête leurs 50 ans de blues, nous a offert une performance parfaite. Aux premières notes de la reprise de la chanson de Robert Palmer « Addicted to love » la foule a été immédiatement conquise.

La qualité des solos de basse, de guitare, d’harmonica et de saxophone témoignent de leur expérience et de leur complicité musicale évidente. La présence de Sylvie Choquette et de Suzanne Lamontagne en tant que choristes, complète à merveille la troupe. Elles nous ont offert, elles aussi, des moments inoubliables en nous interprétant de magnifiques pièces de blues.

Monkey Junk

Le festival s’est terminé haut en couleur avec le groupe Monkey Junk. Le guitariste-chanteur-harmoniciste Steve Marriner nous a fait le plus grand des honneurs de faire toutes ses interventions remplies d’humour, dans le meilleur des français qu’il a pu ! On ne le dira jamais assez, ça donne un côté vraiment sympathique à l’artiste quand même ! Le son complètement électrisant de son style qu’il nomme « Swamp Blues/Roots Rock » a su faire danser la foule devant la scène du début à la fin de la soirée. Un trio efficace et énergique.

Le charisme et la voix riche de Steve Marriner, des solos magnifiquement exécutés par le talentueux guitariste Tony D et la rythmique parfaite du batteur Matt Sobb ont soulevé la foule, leur faisant croire qu’on était encore samedi soir! Le party était pogné, quoi ! Pas étonnant qu’ils aient reçu autant de prix en carrière, on en aurait pris encore plus.

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L’organisation du « Au Son du Moulin Blues &Gin » a gagné encore une fois cette année son pari de nous faire vivre et entendre du très bon blues dans un environnement magique. Merci aux nombreux bénévoles présents, pour votre accueil et votre dévouement. Merci à l’équipe technique, qui en plus de nous donner du bon son, a été à l’écoute des besoins autant des musiciens que des photographes. Merci aussi aux distilleries et kiosques alimentaires pour vos bons rafraichissements et nous avoir bien gavés. Merci à vous, nombreux festivaliers, votre sourire en disait long sur le plaisir que vous aviez.

L’attente sera longue jusqu’à la prochaine édition…

« Bluesement » votre 

Gaby Beaudet

Et le crédit photo Jean-François Desputeaux

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