Sarah Sokal : Son univers Néo-Blues teinté de style, de caractère et de féminité

J’ai déniché une charmante petite salle de spectacle à Montréal : le Lady Davidson, situé sur la rue Ontario, un endroit parfait pour des concerts intimistes où l’on y est d’ailleurs accueilli avec gentillesse par les propriétaires, Sylvie et Dany. C’est là qu’au début d’octobre, j’ai découvert l’énigmatique Sarah Sokal.

Auteure, compositrice et interprète, cette artiste originaire de Montréal nous a servi une performance chaleureuse. Elle adore faire participer le public, nous invitant à chanter les refrains et à danser avec elle.

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S’inscrivant résolument dans la mouvance du Néo-Blues, sa proposition musicale invite aux comparaisons avec des voix puissantes et habitées de la scène contemporaine comme Sandra Bouza ou Miss Emily. Mieux encore, cette artiste toujours vêtue avec classe nous rappelle le raffinement, le style et le chant teinté de pop, de jazz et de blues de notre Nancy Martinez ici au Québec. Un savoureux mélange de genres et de charme qui sait indéniablement captiver tout son auditoire.

Jadis, à ses débuts, Sarah naviguait plutôt dans un univers pop et adulte contemporain. C’est d’ailleurs à cette époque que, grâce à son talent, elle a reçu une première reconnaissance de l’industrie en tant que boursière FACTOR (The Foundation Assisting Canadian Talent on Recordings) et finaliste à l’important International Songwriting Contest.

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Le tournant décisif de sa carrière survient lors de sa rencontre avec le producteur Marc Dubé, qui donne une impulsion nouvelle à sa vision artistique. Mentor à part entière, il l’accompagne dans toutes les facettes de sa transition vers le blues. Ensemble, ils ont orchestré la création de Twisted Games, son tout dernier opus composé de 13 titres originaux.

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Au-delà des rythmes, ce sont les textes de l’album qui touchent droit au cœur. Sarah Sokal y propose des pièces aux titres inspirants qui oscillent constamment entre le vécu et le souhaité.

À travers la chanson-titre Twisted Games, elle puise à même son passé pour exorciser les hauts et les bas de son parcours. En contrepartie, avec la magnifique pièce en piano-voix That Man, elle explore le souhaité, projetant ses aspirations profondes et ses désirs d’avenir. Cette dualité donne à l’œuvre une dimension profondément authentique et humaine. S’ajoutent à cela d’autres morceaux tout aussi évocateurs de la vie quotidienne tels que When Love Comes Around, Money Maker ou Living Dangerously.

Pour polir son art sur ce projet, elle a notamment pu compter sur le soutien, en atelier technique, de la généreuse Dawn Tyler Watson. Pour la production, elle s’est entourée d’une équipe chevronnée : l’album a été enregistré et mixé par DUBë (Marc Dubé), puis masterisé à Los Angeles par Ruben Cohen, l’ingénieur derrière le son de Pharrell Williams. Sarah Sokal s’est aussi entourée de grandes pointures musicales, notamment le directeur musical David Lines aux claviers, Lance Anderson au piano/orgue, Dwane Dixon à la guitare, Kaven Jalbert au saxophone et Andy King à la trompette, parmi plusieurs autres excellentes collaborations qu’il serait trop long de toutes énumérer.

Propulsée par ce nouvel album, elle a par la suite commencé le circuit des festivals de Blues, trimbalant ses chansons du Québec à l’Ontario, en passant par le Nouveau-Brunswick (Sutton, Donnacona, Kingston, Edmundston). Et en salle, comme au Lady Davidson avec son Twisted Crew (David Lines au clavier, Carl Dutremble à la guitare, Lewis Orenstein à la basse et Danick Tardif à la batterie).

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Après de nombreuses écoutes de son nouvel opus Twisted Games, le constat est indéniable : Sarah Sokal possède une identité musicale bien à elle, elle propose un métissage musical original, moderne et audacieux. Son leitmotiv ? « Important de sortir le Blues de sa cage ». Par cette formule, l’artiste exprime son désir profond de dépoussiérer le genre pour ouvrir ses horizons et donner envie à une nouvelle génération de s’y intéresser.

Derrière cette énergie brute, rien n’est laissé au hasard. Cette esthétique glamour, léchée et d’une grande élégance, c’est encore et toujours avec Marc Dubé qu’elle l’a minutieusement développée. Elle se déploie aujourd’hui sur scène à travers sa prestance, ses mouvements fluides et des vêtements vaporeux qui épousent chacun de ses gestes. Un spectacle tout aussi captivant pour les yeux que pour les oreilles. Mais attendez d’entendre sa voix… Vous découvrirez alors à quel point elle est versatile, mélodieuse et d’une puissance prodigieuse.

De sa toute première chanson intitulée Pourquoi, écrite à l’âge de 5 ans, en passant par l’enregistrement du titre I’m Lost à seulement 15 ans, jusqu’à cet album Twisted Games où elle jette aujourd’hui toute son âme et ses tripes, le parcours de Sarah Sokal témoigne d’une remarquable détermination.

Dans l’industrie d’aujourd’hui, on le sait, rien n’est gratuit : mener à bien un tel projet exige un investissement immense, qui se mesure autant en temps de création qu’en énergie émotionnelle et financière.

Mais si toute cette passion et ces efforts partagés peuvent inviter le public à s’ouvrir aux nouvelles venues de la scène musicale, alors on ne peut que lui dire…

Chapeau Sarah, let’s shine ! La suite t’appartient…

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Nathalie Leblond BluesQuebec

Julie Leblond Crédits photos

https://sarahsokal.com

https://www.facebook.com/sarah.sokal

https://www.youtube.com/channel/UCeHHpPNdbwZuzAeZ4MJ22uQ


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